Le compte personnel de formation : comment en profiter quand on est jeune ?

Le compte personnel de formation : comment en profiter quand on est jeune ?

Le compte personnel de formation (CPF) est un dispositif qui permet à chaque actif d’accumuler des droits à la formation tout au long de sa vie professionnelle. Ouvert dès 16 ans, il est crédité chaque année en euros selon votre contrat de travail.

Pour les jeunes en début de parcours, le CPF représente une opportunité concrète de financer une certification, un bilan de compétences ou même le permis de conduire, sans avancer de fonds personnels !

Dans cet article, votre Mission Locale DynamJeunes de Saint-Germain-en-Laye vous explique comment fonctionne le CPF, à quelles formations il donne accès, comment l’activer et quelles situations particulières vous concernent en tant que jeune actif.

Qu’est-ce que le compte personnel de formation ?

Le compte personnel de formation est un droit universel à la formation, institué par la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018. Chaque personne en activité ou en recherche d’emploi dispose d’un compte personnel, alimenté automatiquement chaque année selon son statut professionnel.

Contrairement à l’ancien dispositif compté en heures (le DIF), le CPF est aujourd’hui exprimé en euros. Chacun connaît ainsi précisément son budget formation disponible et peut choisir sa formation en toute autonomie, sans dépendre d’une décision de l’employeur pour les formations suivies hors temps de travail.

Un compte ouvert automatiquement à 16 ans

Le CPF est ouvert dès 16 ans pour tout jeune entrant dans la vie active, et dès 15 ans pour les apprentis en contrat d’apprentissage. L’ouverture est automatique : aucune démarche n’est nécessaire. Le compte est accessible via MonCompteFormation.gouv.fr en se connectant avec France Connect.

Les jeunes sortant du système scolaire sans diplôme bénéficient d’un abondement supplémentaire. Ce dispositif d’alimentation majorée vise à encourager l’accès à une première qualification reconnue sur le marché du travail.

Des droits exprimés en euros, pas en heures

Depuis janvier 2019, les droits CPF sont comptabilisés en euros. Cette évolution simplifie la lecture du compte : vous savez immédiatement si votre solde couvre le coût de la formation visée. Les droits acquis avant 2019 en heures ont été automatiquement convertis au taux de 15 euros par heure.

définition et principes du dispositif CPF pour jeunes actifs

Combien d’euros avez-vous sur votre compte CPF ?

Le montant crédité sur votre CPF chaque année dépend de votre situation professionnelle et du nombre d’heures travaillées. Comprendre les règles d’alimentation vous permet d’anticiper votre budget formation disponible et de choisir le bon moment pour vous lancer.

Le taux d’alimentation annuel selon le contrat

Situation professionnelle Alimentation annuelle Plafond total
Salarié qualifié à temps plein (niv. IV ou sup.) 500 €/an 5 000 €
Salarié non qualifié (sans diplôme niv. IV) 800 €/an 8 000 €
Salarié à temps partiel (au moins la moitié de la durée légale) 500 €/an 5 000 €
Salarié à temps partiel (moins de la moitié de la durée légale) Droits calculés au prorata du temps travaillé 5 000 €
Demandeur d’emploi Pas d’alimentation, droits conservés Selon droits acquis

Le plafond de droits et les abondements possibles

Le compte CPF est plafonné à 5 000 euros pour la plupart des salariés (8 000 euros pour les travailleurs peu qualifiés). Une fois ce plafond atteint, plus aucun crédit n’est ajouté tant que les droits ne sont pas utilisés partiellement ou en totalité.

Des abondements complémentaires peuvent venir s’ajouter à vos droits : participation de l’employeur, financement de France Travail pour les demandeurs d’emploi, aides régionales ou dispositifs spécifiques comme l’AGEFIPH pour les personnes en situation de handicap. Ces abondements permettent de dépasser le plafond réglementaire.

Quelles formations peut-on financer avec le compte personnel de formation ?

Le CPF ne finance pas toutes les formations du marché. Seules les actions de formation référencées sur MonCompteFormation.gouv.fr et répondant à des critères précis de certification sont éligibles. Cette sélection garantit la qualité et la reconnaissance des formations financées.

Les certifications et diplômes reconnus

Sont éligibles au CPF les formations permettant d’obtenir une certification enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou au Répertoire Spécifique (RS). Les principales catégories de formations éligibles sont les suivantes :

  • Diplômes nationaux
  • Titres professionnels du ministère du Travail
  • Certificats de qualification professionnelle (CQP) 
  • Certaines formations certifiantes en bureautique ou en langues
  • Bilan de compétences
  • Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)
  • Préparation aux concours de la fonction publique
  • Formations pour créer ou reprendre une entreprise (voir aussi les ressources de Bpifrance Création)

Le permis de conduire B : un cas particulier apprécié des jeunes

Depuis 2020, le permis de conduire de catégorie B est éligible au CPF. Pour les jeunes actifs dont le permis conditionne l’accès à l’emploi ou à la mobilité professionnelle, cette possibilité représente un avantage considérable. Le financement couvre les frais de formation en auto-école, dans la limite du solde disponible sur le compte.

À noter : le permis de conduire via le CPF est accessible uniquement aux salariés ou aux demandeurs d’emploi. Les étudiants et les lycéens n’ayant jamais travaillé ne peuvent pas en bénéficier. Les jeunes en Île-de-France peuvent également solliciter le chèque permis de conduire de la Région pour compléter leur financement.

Comment utiliser son compte personnel de formation en pratique : les étapes

Utiliser son CPF est une démarche entièrement individuelle, réalisable en ligne en quelques étapes. Depuis 2019, la plateforme MonCompteFormation.gouv.fr centralise l’accès aux droits et aux offres de formation éligibles.

Se connecter et vérifier ses droits

Rendez-vous sur MonCompteFormation.gouv.fr et connectez-vous via FranceConnect (avec votre numéro de Sécurité sociale ou vos identifiants Ameli, impots.gouv.fr, etc.). Votre solde en euros s’affiche sur votre tableau de bord personnel. Si votre compte ne reflète pas vos droits réels, il est possible de les faire corriger via votre employeur ou la Caisse des Dépôts.

Choisir et réserver sa formation

La plateforme dispose d’un moteur de recherche permettant de filtrer les formations par thème, format (présentiel, distanciel, mixte), durée et localisation. Une fois la formation choisie, vous déposez une demande directement en ligne. Si la formation se déroule en dehors du temps de travail, aucun accord de l’employeur n’est nécessaire.

L’organisme de formation reçoit votre demande et valide l’inscription. Le paiement est effectué directement par la Caisse des Dépôts à l’organisme : vous ne déboursez rien de votre poche si votre solde couvre l’intégralité du coût.

Le reste à charge : que faire si le solde est insuffisant ?

Si le coût de la formation dépasse votre solde CPF, plusieurs solutions existent pour financer le reste à charge : abondement volontaire de l’employeur, cofinancement par France Travail si vous êtes demandeur d’emploi, ou aide régionale complémentaire. Dans certains cas, vous pouvez également compléter par un paiement personnel.

Vous ne savez pas quelle formation choisir ou comment compléter votre financement CPF ?

Nos conseillers vous renseignent sur le fonctionnement du dispositif et sur les aides disponibles :

Contactez la Mission Locale DynamJeunes pour toute question

📞 01 34 51 16 18

CPF et situations particulières : ce que les jeunes doivent savoir

Le fonctionnement du CPF varie selon votre statut. En début de vie active, les situations sont souvent mixtes : un jeune peut alterner entre CDD, recherche d’emploi, alternance ou temps partiel. Comprendre l’impact de chaque statut sur vos droits vous permet d’anticiper et d’optimiser votre compte.

Jeune sans emploi ou en recherche d’insertion : quels droits ?

Un jeune qui n’a jamais travaillé ne dispose pas encore de droits CPF, car le compte ne s’alimente qu’à partir du premier contrat de travail salarié. Dès le premier jour de travail, les droits commencent à s’accumuler.

Les demandeurs d’emploi conservent leurs droits acquis et peuvent les utiliser pour une formation qualifiante, avec un possible abondement de France Travail.

Alternance et compte personnel de formation : une combinaison possible ?

Les jeunes en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation acquièrent des droits CPF comme tout salarié, sur la base des heures travaillées. Ces droits sont utilisables à l’issue du contrat pour financer une certification complémentaire. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur les aides disponibles pour les apprentis.

À noter : pendant le contrat d’alternance, la formation est financée par l’OPCO (opérateur de compétences) et non par le CPF. Le compte est donc préservé et peut être mobilisé ultérieurement pour un autre projet de formation.

Temps partiel : un impact sur l’alimentation du compte

Pour les salariés à temps partiel, l’alimentation annuelle du CPF est calculée au prorata des heures effectivement travaillées, sauf exceptions prévues par accord de branche. Un salarié à mi-temps percevra environ 250 euros par an au lieu de 500. Cette règle s’applique quelle que soit la raison du temps partiel : choix personnel, contraintes familiales ou emploi saisonnier.

Exception importante : les salariés à temps partiel dont la durée de travail est inférieure à la moitié de la durée légale bénéficient d’un calcul spécifique prévu par la loi, afin d’éviter une alimentation trop faible de leur compte.

Ce que le compte personnel de formation ne finance pas : les erreurs à éviter

Le CPF est un outil puissant, mais il ne couvre pas toutes les formations disponibles sur le marché. Avant de vous engager dans une démarche, il vaut mieux connaître les limites du dispositif pour éviter les mauvaises surprises.

Les formations non éligibles au CPF

Ne sont pas finançables via le CPF : les formations de loisirs ou de développement personnel (yoga, cuisine, photo), les conférences et séminaires non certifiants, les formations courtes sans validation officielle, et les permis autres que le permis B (permis bateau, moto, etc. restent exclus sauf exceptions). Une formation peut sembler sérieuse sans pour autant être référencée sur MonCompteFormation.gouv.fr.

Les arnaques au CPF : rester vigilant

Depuis 2021, les démarchages abusifs liés au CPF se sont multipliés. Des organismes peu scrupuleux contactent des actifs par téléphone ou SMS pour leur proposer d’utiliser leur solde CPF pour des formations sans valeur réelle. La règle est simple : aucun organisme sérieux ne vous sollicitera à l’improviste pour « utiliser vos droits CPF« . En cas de doute, vérifiez toujours directement sur MonCompteFormation.gouv.fr et ne communiquez jamais votre numéro de Sécurité sociale par téléphone.

définition et principes du dispositif CPF pour jeunes actifs

Questions fréquentes sur le compte personnel de formation

1. Le compte personnel de formation est-il accessible si l’on n’a jamais travaillé ?

Non. Le CPF s’alimente uniquement à partir du premier contrat de travail salarié. Un jeune sans expérience professionnelle ne dispose pas encore de droits. Des dispositifs alternatifs comme le PACEA ou la Garantie Jeunes peuvent cependant financer des formations dans le cadre d’un accompagnement Mission Locale.

2. Peut-on cumuler le CPF avec une aide régionale à la formation ?

Oui, dans la plupart des cas. La Région Île-de-France propose des dispositifs d’aide à la formation pouvant compléter un solde CPF insuffisant. Ce cumul est possible sous conditions, selon la nature de la formation et le statut du bénéficiaire. Un conseiller peut vous aider à identifier les combinaisons de financement disponibles.

3. Le compte personnel de formation fonctionne-t-il pendant un contrat d’apprentissage ?

Pendant le contrat d’apprentissage, la formation est prise en charge par l’OPCO et non par le CPF. Les droits CPF continuent néanmoins de s’accumuler sur la base des heures travaillées. Ils sont utilisables après la fin du contrat pour financer un projet de formation complémentaire ou une évolution de qualification.

4. Que se passe-t-il si l’employeur refuse une formation CPF ?

Si la formation se déroule hors temps de travail, l’accord de l’employeur n’est pas requis. En revanche, si elle a lieu pendant les heures de travail, l’employeur doit donner son accord. En cas de refus, vous pouvez reporter la formation, la suivre sur votre temps personnel ou solliciter une médiation via votre conseiller en évolution professionnelle (CEP).

5. Les formations en ligne sont-elles éligibles au compte personnel de formation ?

Oui, de nombreuses formations en distanciel ou en e-learning sont éligibles au CPF, à condition qu’elles soient certifiantes et référencées sur MonCompteFormation.gouv.fr. Le format à distance offre une flexibilité appréciable pour les jeunes actifs souhaitant se former sans contrainte de déplacement.

6. Le solde CPF peut-il être perdu ou expiré ?

Non, les droits CPF ne sont pas soumis à une date d’expiration. Vous les conservez tout au long de votre vie professionnelle, quel que soit le nombre d’années sans les utiliser. Le compte est clôturé uniquement au départ à la retraite. L’inactivité prolongée n’entraîne en revanche aucune alimentation supplémentaire.

Le compte personnel de formation, un levier à activer sans attendre

Le compte personnel de formation est un droit individuel qui vous appartient dès votre entrée dans la vie active. Comprendre son fonctionnement tôt, c’est vous donner les moyens de financer une certification utile à votre parcours, avant même que le besoin ne devienne urgent.

Que vous soyez en emploi, en alternance ou en recherche d’insertion, vos droits CPF s’accumulent et restent disponibles. Prendre le temps d’identifier la bonne formation dès maintenant, c’est transformer ce capital formation en véritable tremplin professionnel !

Vous cherchez à connaître ou à activer vos droits pour financer une formation ?

Les conseillers de la Mission Locale de Saint-Germain-en-Laye vous guident à chaque étape :

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Quels sont les métiers de l’aéronautique ? Le guide complet par secteur

Quels sont les métiers de l’aéronautique ? Le guide complet par secteur

Les métiers de l’aéronautique appartiennent à l’un des secteurs les plus dynamiques d’Europe, avec des dizaines de milliers de recrutements prévus d’ici 2030. Pilote, ingénieur, technicien, contrôleur aérien : les professions sont nombreuses et accessibles à tous les niveaux de formation.

Que vous soyez en recherche d’orientation, en reconversion ou simplement curieux de découvrir ce secteur, l’aéronautique offre des perspectives concrètes, des salaires compétitifs et une forte culture de l’évolution professionnelle tout au long de la carrière.

Dans cet article, votre Mission Locale DynamJeunes de Saint-Germain-en-Laye vous partage les avantages de travailler dans l’aéronautique, les grandes familles de métiers techniques, de conception et d’exploitation, les formations pour y accéder et les salaires courants.

Pourquoi choisir une carrière dans les métiers de l’aéronautique ?

Un secteur stratégique et en pleine croissance

L’aéronautique est l’un des rares secteurs industriels à conjuguer innovation technologique permanente, rayonnement international et stabilité des emplois. La France est le deuxième exportateur mondial de matériels aéronautiques et spatiaux, avec un tissu industriel dense qui couvre toute la chaîne de valeur : conception, production, maintenance, exploitation et services.

Ce positionnement stratégique génère une demande structurelle de main-d’œuvre qualifiée. Les tensions de recrutement sont réelles à tous les niveaux, du CAP au Bac+5, ce qui en fait un secteur particulièrement favorable pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail.

Des niveaux de recrutement records en France

Le secteur aéronautique français prévoit de recruter plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs d’ici 2030, selon le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS). Ces besoins concernent aussi bien des profils techniques (mécaniciens, techniciens, ingénieurs) que des fonctions support (qualité, logistique, commercial).

Pour les jeunes de 16 à 25 ans, c’est une opportunité concrète : de nombreux postes sont accessibles après une formation courte (BTS, Bac pro), avec des perspectives d’évolution rapides et des conditions de travail attractives.

Les métiers de l’aéronautique techniques et de maintenance

Technicien de maintenance aéronautique (MRO)

Le technicien de maintenance aéronautique inspecte, entretient et répare les aéronefs pour garantir leur navigabilité. Il intervient sur la cellule, les moteurs, les équipements électroniques et les systèmes hydrauliques. Ce métier est accessible dès le Bac pro Aéronautique ou le BTS Maintenance des Systèmes.

Mécanicien cellule et motoriste

Le mécanicien cellule intervient sur la structure de l’avion (fuselage, ailes, trains d’atterrissage), tandis que le motoriste se spécialise dans les groupes propulseurs. Ces deux spécialités peuvent s’exercer chez les compagnies aériennes, les ateliers MRO indépendants ou directement chez les constructeurs.

Ingénieur systèmes embarqués

Ce profil Bac+5 conçoit et valide les systèmes électroniques et informatiques intégrés dans les aéronefs : avionique, gestion de vol, commandes électriques. Il travaille à l’interface entre le logiciel et le matériel, dans le respect de normes de certification très strictes comme la DO-178C.

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Les métiers de l’aéronautique liés à la conception et à l’ingénierie

Ingénieur aéronautique et ingénieur d’études

L’ingénieur aéronautique intervient en bureau d’études pour concevoir les pièces, assemblages et systèmes d’un aéronef. Il utilise des logiciels de CAO (CATIA, SolidWorks) et travaille en lien étroit avec les équipes de production et de certification. Les grandes écoles forment les ingénieurs les plus recherchés par les recruteurs du secteur.

Ingénieur qualité et certification (EASA / DGAC)

Ce spécialiste garantit que les produits et processus de fabrication respectent les réglementations européennes (EASA) et nationales (DGAC). Il prépare les dossiers de certification, audite les fournisseurs et forme les équipes aux exigences qualité. Son rôle est indispensable dans un secteur où la sécurité conditionne chaque décision.

Chef de projet industriel aéronautique

À l’interface entre les équipes techniques, les clients et la direction, le chef de projet pilote le développement d’un programme aéronautique de bout en bout. Il gère les délais, les budgets, les risques et les ressources humaines. Ce poste est généralement accessible après plusieurs années d’expérience en ingénierie ou en production.

Les métiers de l’exploitation et des opérations aériennes

Pilote de ligne et pilote d’essai

Le pilote de ligne assure le transport commercial de passagers ou de fret. Il détient une licence ATPL (Airline Transport Pilot License), obtenue après une formation longue et coûteuse en école de pilotage agréée. Le pilote d’essai, lui, évalue les performances et la sécurité des nouveaux aéronefs avant leur mise en service, en collaboration étroite avec les ingénieurs.

Contrôleur de la navigation aérienne

Le contrôleur aérien coordonne les mouvements des aéronefs dans son espace aérien pour garantir la sécurité et la fluidité du trafic. Recruté par voie de concours à la DGAC, ce métier nécessite une formation spécialisée à l’École nationale de l’aviation civile (ENAC). La maîtrise de l’anglais aéronautique est impérative.

Dispatcher et coordinateur des vols

Le dispatcher planifie les vols depuis le sol : calcul de la masse, du carburant, de la météo, des routes aériennes. Il travaille en temps réel avec les pilotes et les équipes au sol. Ce métier, souvent méconnu, est accessible après un BTS Transport ou une licence professionnelle dédiée.

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Les formations pour accéder aux métiers de l’aéronautique

Bac+2 à Bac+5 : BTS, licences pro, masters

Contrairement au secteur aéroportuaire, le secteur aéronautique est accessible à partir du Bac+2. Le BTS Maintenance des Systèmes option Aéronautique et le Bac pro Aéronautique permettent d’entrer rapidement dans la vie active. Pour les niveaux supérieurs, les licences professionnelles Maintenance Aéronautique et les masters Génie Aéronautique ouvrent la voie aux postes d’ingénieur et de cadre technique.

L’alternance est particulièrement développée dans ce secteur : de nombreuses entreprises partenaires recrutent des apprentis dès le niveau Bac.

Les grandes écoles spécialisées (ISAE-SUPAERO, ENAC…)

L’ISAE-SUPAERO à Toulouse forme les ingénieurs aéronautiques et spatiaux de haut niveau. L’ENAC (École nationale de l’aviation civile) forme pilotes, contrôleurs et ingénieurs en navigation aérienne. D’autres établissements comme l’IPSA, l’ESTACA ou l’ESMA proposent des cursus orientés vers les métiers techniques de l’aviation.

Ces formations sont sélectives mais proposent souvent des classes préparatoires intégrées ou des admissions parallèles accessibles après un BTS ou une licence.

Les certifications professionnelles (PART-66, licences DGAC)

Au-delà des diplômes, plusieurs certifications sont indispensables pour exercer dans le secteur. La licence PART-66 est obligatoire pour certifier la navigabilité d’un aéronef en Europe. Les licences pilotes (PPL, CPL, ATPL) sont délivrées par la DGAC après des formations en vol réglementées. Ces certifications s’obtiennent en parallèle ou après un diplôme, selon la spécialité visée.

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Salaires et perspectives d’évolution dans l’aéronautique

Les rémunérations dans l’aéronautique sont globalement supérieures à la moyenne nationale, en raison des compétences techniques spécifiques exigées et des contraintes réglementaires du secteur. Voici un aperçu des fourchettes pratiquées en France.

Métier Niveau d’études Salaire débutant Salaire expérimenté
Technicien de maintenance Bac pro / BTS 27 000 € 42 000 €
Mécanicien cellule / motoriste Bac pro / BTS 26 000 € 40 000 €
Ingénieur systèmes embarqués Bac+5 42 000 € 69 000 €
Ingénieur qualité / certification Bac+5 40 000 € 63 000 €
Chef de projet industriel Bac+5 + expérience 47 000 € 78 000 €
Pilote de ligne ATPL 48 000 € 120 000 €
Contrôleur aérien Concours DGAC 46 000 € 90 000 €
Dispatcher / coordinateur vols BTS / Licence pro 28 000 € 44 000 €

Ces chiffres sont des estimations basées sur les données de marché 2026. Pour des informations actualisées sur les métiers et les salaires, le site Aero Emploi Formation est une ressource de référence dédiée aux professionnels du secteur.

Les perspectives d’évolution sont également réelles : un technicien peut évoluer vers un poste de chef d’équipe, de responsable qualité ou même se spécialiser en ingénierie après une VAE ou une formation continue. Le secteur favorise la mobilité interne et l’acquisition de nouvelles certifications tout au long de la carrière.

Pour découvrir d’autres métiers dans cette filière, consultez notre article sur les métiers du transport aérien.

Questions fréquentes sur les métiers de l’aéronautique

1. Les métiers de l’aéronautique sont-ils accessibles aux profils en reconversion ?

Oui, le secteur accueille régulièrement des profils en reconversion, notamment via des formations courtes certifiantes (PART-66, BTS en alternance) ou des VAE (Validation des Acquis de l’Expérience). Des dispositifs comme le CPF ou les formations financées par France Travail permettent de se reconvertir sans repartir de zéro.

2. Faut-il parler anglais couramment pour travailler dans l’aéronautique ?

L’anglais est incontournable dans la majorité des métiers techniques et d’ingénierie, car la documentation, les normes et les échanges internationaux se font en anglais. Pour les pilotes et contrôleurs, la maîtrise de l’anglais aéronautique (niveau OACI 4 minimum) est une obligation réglementaire.

3. Les métiers de l’aéronautique sont-ils compatibles avec le télétravail ?

En partie. Les ingénieurs en bureau d’études et les fonctions support (qualité, achats, gestion de projet) peuvent télétravailler partiellement. En revanche, les métiers de maintenance, de production ou d’exploitation (pilotes, contrôleurs, mécaniciens) nécessitent une présence physique sur site, en hangar ou en tour de contrôle.

4. Quelle différence entre travailler chez un avionneur et chez un sous-traitant ?

Chez un avionneur (Airbus, Dassault, Boeing…), les missions sont souvent plus transverses, avec des projets d’envergure et une forte culture R&D. Chez un sous-traitant (Safran, Liebherr, Latecoere…), le travail est plus spécialisé sur une fonction précise. Les deux offrent de belles perspectives, avec des cultures d’entreprise différentes.

5. Les femmes sont-elles bien représentées dans les métiers de l’aéronautique ?

La mixité progresse, mais reste encore un défi. Les femmes représentent environ 25 % des effectifs du secteur aéronautique en France, avec des inégalités selon les métiers : mieux représentées dans les fonctions support et en augmentation dans l’ingénierie, elles restent minoritaires dans les métiers de maintenance et d’exploitation.

6. Peut-on travailler dans l’aéronautique en dehors de Toulouse et Paris ?

Absolument. Si Toulouse (Airbus, ATR) et la région parisienne (Safran, Thales, Le Bourget) concentrent une part importante des emplois, d’autres bassins existent : Bordeaux (Dassault, Thales Avionics), Nantes (Airbus, Daher), Marseille (Airbus Helicopters à Marignane), ou encore Caen et Clermont-Ferrand.

Les métiers de l’aéronautique : une filière qui recrute

Les métiers de l’aéronautique offrent des parcours variés, accessibles à tous les niveaux de formation, du Bac pro à l’école d’ingénieurs. Que vous visiez la maintenance, la conception ou l’exploitation, chaque profil trouve sa place dans ce secteur en pleine expansion.

Au-delà des salaires attractifs et des perspectives d’évolution, l’aéronautique est un secteur qui forme tout au long de la carrière. Les certifications, la mobilité interne et la montée en compétences y sont ancrées dans la culture professionnelle.

Vous voulez explorer ce secteur ou construire un projet professionnel autour de l’aéronautique ?

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